L’essentielle vitamine C

Si je voulais être complète sur le sujet de la vitamine C, il me faudrait écrire un livre !
Il y en a d’ailleurs de fort intéressants, les effets de la vitamine C sont largement documentés dans des articles de recherches scientifiques sérieuses et des livres de référence.
Pour ma part, je me suis inspirée des travaux de Alain Scohy, docteur en médecine, dans un livre et une vidéo.
Pour le livre : Les vitamines au cœur du vivant
Pour le DVD : Les vitamines au cœur de la vie
On peut les retrouver sur son site ICI
Voici donc une vue d’ensemble concernant cette alliée de choix pour notre santé qu’est la vitamine C.
En guise d’introduction…
Sous sa forme pure, on l’appelle Acide L-Ascorbique.
Ce n’est d’ailleurs pas à proprement parler une vitamine ; elle n’en a pas la formule chimique. En effet, les vitamines sont des amines – c’est-à-dire des précurseurs de protéines.
Notre vitamine C est donc un GLUCOSIDE, c’est-à-dire un dérivé du glucose. Pourtant, son rôle est tout aussi fondamental que celui des vitamines !
C’est une substance absolument vitale. Sa carence entraîne un état scorbutique chez l’adulte, ou maladie de Barlow chez l’enfant.
Avec la vitamine E, elle représente l’un des deux principaux atouts qui nous permettent d’éviter les dégâts du vieillissement et de la dégénérescence, et de minimiser pathologies et maladies.
C’est le Pr Linus Pauling (1901-1994), chimiste de formation, qui a le plus œuvré pour populariser cette substance. Il a tenté de faire comprendre aux scientifiques et aux médecins son immense intérêt en dehors de la prévention ou du traitement du scorbut.
De nos jours, ce n’est toujours pas gagné, même si de plus en plus de médecins et praticiens de santé s’y intéressent. Mais ça reste encore à la marge.
Il faut investiguer vraiment si l’on veut sortir des nombreuses idées préconçues au sujet de la vitamine C.
Les principales fonctions de la vitamine C
C’est un puissant détoxifiant des diverses pollutions que nous subissons ou générons, dont les différents stress.
Elle permet à nos micro-cellules (dites microzymas ou exosomes ou nanobactéries) d’antidoter pratiquement tous les poisons.
Pour cela, voir les travaux du Pr Antoine Béchamp, ou du Dr Alain Scohy, cité plus haut :
– Les microzymas, Pr Antoine Béchamp
– Les microzymas, la révolution en Biologie, Alain Scohy ;
Sur le site : medecinededemain
Elle nous permet d’éviter la déshydratation liée à la sénescence et de nettoyer notre corps des résidus et des radicaux libres qui résultent de son métabolisme normal.
Nous sommes pratiquement tous carencés en cette vitamine tant nos fruits et légumes se sont appauvris (même en bio…) ces dernières décennies, et tant les quantités recommandées n’ont absolument rien à voir avec nos réels besoins.
La vitamine C est précieuse aussi bien sur le plan préventif que curatif.
Elle permet la régénération du foie qui est la « zone industrielle » de notre corps. De ce fait, elle amène une revitalisation profonde de tout l’organisme.
Elle joue un rôle majeur dans la synthèse du collagène qui permet de structurer les organes et protège ainsi artères et vaisseaux sanguins, évitant les thromboses et les hémorragies.
Elle tonifie le cœur et les muscles en général.
Elle relance également l’activité rénale et permet donc des améliorations considérables pour les problèmes de fatigue ou d’insuffisance rénale.
Elle booste la production des ostéoblastes, les cellules qui construisent l’os, et favorise l’absorption du calcium dans la matrice osseuse, permettant ainsi de prévenir considérablement l’ostéoporose.
Enfin, les divers états grippaux ne lui résistent pas en général !
Approfondissons un peu…
Un anti-oxydant remarquable
La vitamine C permet à nos micro-cellules ou microzymas de contenir les phénomènes de combustion dans notre organisme.
Cela signifie que les radicaux libres et autres cendres résultant des combustions intracellulaires vont pouvoir être éliminés rapidement et efficacement.
Prenons comme exemple un feu de cheminée : s’il n’y a pas de briques réfractaires pour le contenir, le feu va finir par se propager dans la maison.
Comme la vitamine C est extrêmement avide d’oxygène, elle a tendance à attirer à elle les cendres et radicaux libres qui en contiennent beaucoup. Une fois combinée à eux, elle est éliminée dans les urines.
On entend souvent que tout excès de vitamine C est immédiatement évacué dans les urines. Ceci est totalement faux.
La vitamine C intacte est stockée à l’intérieur de toutes les cellules de l’organisme, car ses fonctions sont innombrables et son importance vitale.
Seule celle qui a été utilisée pour ce travail de nettoyage est évacuée.
Une super hydratation des tissus
La prise de vitamine C au quotidien retarde les mécanismes de vieillissement et de dégénérescence des tissus.
A l’aube de sa vie, la matière vivante d’un enfant est composée de 90 à 95 % d’eau. Ses tissus sont souples, ses articulations sont libres, sa peau est lisse.
Avec l’accumulation des ans, les tissus se déshydratent progressivement, ce qui provoque raideurs articulaires et rides marquées sur la peau.
Chez la plupart des personnes très âgées, il n’y a plus que 60 à 65 % d’eau.
La vitamine C n’est pas tout, mais elle permet de temporiser ce processus de vieillissement.
La peau gagne incontestablement en souplesse et en jeunesse, et les articulations gagnent en fluidité et liberté.
Plus l’on commence à se complémenter jeune, plus les résultats sont visibles et appréciables à terme.
Cependant, une supplémentation commencée plus tard aura toujours des effets sensibles.
Des études ont prouvé clairement que la consommation régulière de vitamine C augmente la durée de vie.
La vitamine C agit essentiellement au niveau des tissus hydriques du corps, c’est-à-dire les muscles, le foie, le pancréas, le tube digestif, et aussi les os. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle est indiquée pour guérir les problèmes osseux rhumatismaux.
Faut-il se complémenter en vitamine C ?
Pour les spécialistes de la vitamine C, la réponse est oui, sans conteste.
Les apports recommandés se situent entre 100 et 200 mg par jour.
Les besoins réels se situent entre 4 et 10 grammes par jour lorsque tout va bien. On est dans un tout autre registre !
A la différence de la plupart des animaux de corpulence comparable à la nôtre, les primates, dont nous faisons partie nous humains, ne synthétisent pas la vitamine C.
Les autres primates, les singes en particulier, vivent en zone tropicale et équatoriale et se nourrissent tout au long de la journée des fruits riches en vitamine C de ces régions, ce qui explique que leur organisme n’a pas besoin de la synthétiser.
Il est possible qu’à l’origine de l’humanité, les humains vivaient dans ces zones là, et qu’ils étaient principalement frugivores.
A titre de comparaison, les lions et les tigres qui ont une corpulence semblable à la nôtre synthétisent environs 10 grammes de vitamine C par jour.
Il est important de comprendre que la consommation d’une dizaine de grammes par jour limite considérablement les processus cancéreux.
Des expériences réalisées aux USA sur les animaux ont permis de constater que des injections par voie veineuse ou intra-péritonéale à très forte dose avaient permis la réduction de 50 à 80 % des tumeurs, et ce quel que soit le type de tumeur observé.
Sous quelle forme la consommer ?
Comme ce n’est pas une vitamine à proprement parler, il n’est pas indispensable de consommer une vitamine C dite naturelle, c’est-à-dire celle qu’on trouve surtout dans les végétaux, d’autant qu’il faudrait manger une quantité considérable de ces végétaux pour avoir un apport correct.
On peut tout à fait prendre une vitamine C obtenue par une transformation enzymatique de glucose pur.
Il faut toutefois être sûr de sa qualité. Elle doit se présenter sous la forme d’une poudre très fine et blanche. Il faut donc bien vérifier la composition.
Quand elle est prise sous forme de comprimés pharmaceutiques, il y a des excipients qui ne sont pas souhaitables.
Par ailleurs, les comprimés riches en acérola que l’on trouve en pharmacie ou en magasin bio sont trop riches en potassium, ce qui va majorer les phénomènes inflammatoires dans le corps.
Le potassium est un élément indispensable, mais on en manque très rarement.
La vitamine C liposomale, très à la mode, ne semble pourtant pas aussi efficace que l’acide L-Ascorbique pur.
En tout cas, ce n’est plus celle que je prends aujourd’hui, lui préférant largement la forme pure.
Les laboratoires Novoma et MavitamineC proposent une vitamine C très qualitative.
Je n’ai pas de liens d’intérêt avec eux, je les partage donc ici à titre informatif.
Voici leur site :
Comment la prendre au quotidien ?
La vitamine C est légèrement acide au goût, une peu comme le jus de citron mais en bien moins fort.
Elle est très bien acceptée par l’estomac dont le suc gastrique est incomparablement plus acide que les acides faibles que sont la vitamine C, le citron ou le vinaigre.
A titre de comparaison, le PH de l’estomac est environ de 0,5, alors que celui de la vitamine C est environ de 2,5.
En revanche, quand elle arrive au niveau du duodénum – qui est la première partie de l’intestin grêle – l’acide de la vitamine C peut être mal toléré, particulièrement si l’estomac est vide. Il faut que le PH de ce milieu remonte à 7.
Le cerveau ordonne alors de façon logique une chasse biliaire et une chasse pancréatique, ce qui peut avoir quelques désagréments qui se traduisent par des gargouillis, des ballonnements, et des selles parfois diarrhéiques et irritantes.
Pour pallier cet inconvénient, il suffit de prendre la vitamine C en mangeant, ou à la fin d’un repas, diluée dans un grand verre d’eau bien chaude.
On peut aussi la diluer suffisamment dans de l’eau (par exemple une c. à soupe dans un litre ou un litre et demi) et la prendre par petites gorgées en dehors des repas, en buvant éventuellement chaud à côté.
Important :
Comme avec tout acide, même faible, il faut éviter de laisser une cuillère en métal dans notre breuvage.
Utiliser plutôt une cuillère en bois, ou en céramique.
Quelles quantités et à quel moment de la journée ?
Entre 5 et 10 grammes par jour.
10 grammes représentent deux c. à café bombées.
La vitamine C peut être consommée à n’importe quel moment.
Il est notamment important d’en prendre le soir avant d’aller se coucher car elle va potentialiser tous les processus de réparation du corps pendant la nuit.
Vitamine C et sommeil
Pour certaines personnes carencées et fatiguées, au début, la prise de vitamine C le soir peut provoquer un état d’excitation qui va disparaître en quelques jours lorsque les taux tissulaires se normalisent, pour peu que l’on continue à prendre une dose suffisante de vitamine C.
Les préparations pharmaceutiques qui contiennent de la vitamine C synthétique comprennent aussi souvent des excipients à base d’excitants (comme la caféine), responsables du retardement et de la difficulté de l’endormissement si on absorbe le comprimé ou le sachet le soir.
Comme nous l’avons dit précédemment, il faut veiller au choix de la marque de vitamine C et en contrôler la composition.
Et le jus d’orange du petit déjeuner ?
Commençons par le jus d’orange pressé « maison »
Nous avons tous l’idée que les agrumes, dont l’orange, ou le pamplemousse, sont très riches en vitamine C.
En réalité, ils le sont notablement moins que certains autres fruits et légumes comme le cassis, la fraise, le kiwi, le chou, le brocolis, le poivron ou le persil.
De plus, les agrumes, presque toujours importés de pays exotiques, sont souvent ramassés verts, puis traités à différents stades.
Par ailleurs, au cours de leur transport contraignant, ils perdent en qualités nutritionnelles, et se retrouvent en fin de compte assez pauvres en vitamine C quand ils arrivent sur nos étals.
De toute façon, il est conseillé d’acheter ses fruits et légumes en bio et/ou chez un petit producteur, car en supermarchés, ils sont la plupart du temps irradiés aux rayons gamma pour leur assurer une conservation plus longue et une apparence plus esthétique.
Voyons du côté des jus d’orange en bouteille
Un jus d’orange acheté en supermarché (bio ou non) est forcément pasteurisé ou stérilisé, et donc dépourvu ou presque de toutes vitamines, dont notre amie la vitamine C.
A côté de cela, les industriels ont beau afficher sur leurs produits « à teneur garantie en vitamines », ou même « enrichi en vitamine C », les quantités indiquées dans la composition sont en réalité infimes. Il s’agit de quelques dizaines ou centaines de mg, ce qui ne constitue tout au plus que 5 % des besoins quotidiens (je ne parle pas des Apports Journaliers Recommandés – les fameux AJR – qui, nous l’avons vu, ne correspondent pas aux réels besoins de notre organisme).
Ce sont là des arguments marketing qui leurrent le consommateur.
Conclusion :
Il est toujours préférable de presser son jus d’orange soi-même, et de le boire immédiatement.
Mais en aucun cas ce ne sera suffisant pour l’organisme humain.
La vitamine C est-elle hyper-oxydante ?
C’est ce que certains lui reprochent quand elle est prise à fortes doses.
Là encore, c’est une fable qui prouve une méconnaissance.
C’est comme si l’on disait que mettre une couche de peinture blanche sur un mur rend le mur blanc mais que dix couches de peinture sur le même mur le rendent noir. Cela ne tient pas.
La vitamine C fragilise-t-elle l’émail dentaire ?
Elle est accusée d’être responsable du déchaussement des gencives et d’attaquer l’émail dentaire. Là encore, on est dans le domaine de la croyance !
Nous l’avons vu, la vitamine C est un acide faible, elle est moins acide que le vinaigre ou le jus de citron.
Or l’émail dentaire est presque aussi solide que le diamant. C’est un élément du corps humain qui peut perdurer pendant des millénaires après la mort. Les acides faibles ne peuvent donc en aucun cas attaquer les dents.
Vitamine C et oxalates
Les oxalates sont des composés végétaux de la famille de l’acide oxalique présent dans certains légumes à feuilles, certaines graines et oléagineux.
Un excès d’oxalates dans l’alimentation serait responsable de la formation de lithiase rénale (calculs).
Ainsi donc, selon certains, la prise de vitamine C ferait courir un risque rénal en augmentant le taux d’oxalates.
Je cite Alain Scohy, spécialiste de la vitamine C :
« Contrairement à certains spécialistes de la désinformation, il n’y a pas d’acide oxalique dans la Vitamine C pure et le risque de majorer un problème oxalique ne peut se produire que pour des prises quotidiennes supérieures à 30 grammes par jour pendant des mois, et à condition de consommer parallèlement des aliments riches en acide oxalique. »
La cause réelle des calculs rénaux est à chercher ailleurs, et s’ils existent, la prise de vitamine C aidera grandement à leur dissolution.
Bon à savoir pour un bilan sanguin
Il faut savoir que la vitamine C interfère sur les dosages du taux de prothrombine et de la glycémie, pouvant faire croire à tort à une anomalie.
Il est donc judicieux de prévenir le laboratoire que l’on prend de la vitamine C.
Je pourrais encore ajouter tant de choses !
Cet article commence à être long, alors il est temps de s’arrêter.
Bonne lecture !
Voir l’article sur la vitamine E
Voir les autres articles du BLOGym





