La contracture musculaire : un signal fort du corps

contracture musculaire photoUne contracture est une contraction douloureuse, involontaire et durable d’un certain nombre de fibres musculaires dans un muscle.
Elle peut être due au surmenage du muscle en question qui a été sur-utilisé (par exemple lors d’un geste répétitif vécu avec une certaine intensité). La résistance physique du muscle est alors dépassée, et la contracture apparaît.

Elle peut également arriver lors de la reprise d’une activité corporelle après un temps plus ou moins long de sédentarité. Le corps n’est plus habitué, et si l’on force, le corps entre dans un mécanisme de défense en générant une contracture.

Et puis, qui ne l’a jamais connue, celle-là, la contracture qui arrive « comme ça », à l’occasion d’un mouvement tout à fait ordinaire ?

Par exemple, on se penche en avant pour faire son lit, et en se redressant, on ressent une barre qui s’installe dans le bas du dos. C’est le fameux lumbago, ouille !

Ou alors on s’étire le matin dans son lit de façon automatique en mettant les bras derrière la tête, et en ramenant les bras, on sent comme un coup de poignard dans l’omoplate !

Ce genre de contracture est un signal fort du corps qu’une limite a été dépassée les jours ou les semaines (voire les mois) qui ont précédé. Un stress s’est installé et à travers la contracture, le corps met le haut là.

Au-delà de la douleur, il est important de comprendre que le corps est un formidable miroir de nos états intérieurs.

Par exemple, si j’ai ruminé des pensées de rancœur, ou si j’ai entretenu de fortes émotions de peur pendant un temps, un conflit ou une sorte de lutte ont été alimentés à l’intérieur de moi.

A un moment donné, à travers la contracture, mon corps va me faire savoir qu’il ne peut plus encaisser.

Il est temps de changer, pour me réaligner et retrouver un équilibre mental et émotionnel.

Le mouvement banal de se pencher en avant ou de s’étirer dans son lit n’a rien de problématique en lui-même, ce n’est pas nécessairement un « faux mouvement », il représente seulement le mouvement déclencheur .

La contracture (mais ça peut être autre chose, une sciatique, une entorse, une fracture…) est un message que le corps m’adresse pour me rappeler à plus de conscience de moi-même, un peu comme s’il me disait directement « Eh oh, pssst, je t’ai envoyé des petits signes (des tensions corporelles) mais tu n’as pas écouté, alors je t’en envoie un plus gros, là, pour que tu fasses un retour sur toi-même. »

Notre corps ne fait jamais de choses pour nous nuire. C’est un traducteur fidèle de nos blessures et conflits psycho-émotionnels non apaisés. Une fois qu’on a compris ça, on a passé un grand cap !

Je ne parlerai pas ici de symbolique du corps, cela nous entraînerait trop loin. Cependant, chacun(e) peut avoir des clés en faisant une revue de conscience sincère et en se demandant quels mouvements sont bloqués par la contracture (par exemple, en cas de torticolis, parfois je ne peux plus dire « non » avec la tête, peut-être parce que je me suis empêché(e) de dire réellement « non » à une personne ou une situation).

Par ailleurs, il est inutile de s’en vouloir « par dessus le marché ». Si on s’est créé une contracture, c’est qu’on n’a pas su faire autrement. On avance à partir de là où on est, avec tendresse pour soi-même, en se responsabilisant sans se culpabiliser ! La contracture passera beaucoup plus vite si on l’accueille pour ce qu’elle est : une information qui a besoin d’être digérée dans le corps et la psyché.

Que faire en cas de contracture ?

En général, la chaleur diminue la douleur. On va appliquer immédiatement une compresse chaude enveloppée dans un linge sur la région contracturée pendant 20 à 30 minutes. Prendre une douche ou un bain chaud (respecter sa sensibilité), ou chauffer avec un sèche-cheveu en balayant la zone à une distance de 10 cm pendant quelques minutes peuvent également vraiment soulager.

Mais il n’y a pas de règle absolue et le froid peut également aider, surtout en cas de contracture installée, c’est-à-dire qui reste sourde et qui peut être associé en plus à un déséquilibre postural.

Il faut se fier à son intuition, et faire l’expérience du chaud ou du froid pour vérifier.

Ensuite, il est important de mettre au repos la zone contracturée et de pratiquer la respiration profonde, afin de décontracter le diaphragme qui est souvent en stress dans ces cas- là.

Lorsque la contracture commence à passer, il va falloir procéder à un drainage pour éliminer les déchets. On va alors étirer et mobiliser doucement la zone lésée pour faciliter l’oxygénation musculaire.

Enfin, consulter un chiropracteur ou un ostéopathe compétent est souvent un « plus » très salutaire et parfois même indispensable.