Chouchouter son estomac pour gagner en vitalité

Un estomac heureux et paisible est un gage de bonne vitalité.
En effet, une grande partie de notre énergie vitale réside dans notre ventre et sa capacité de digérer, que ce soit la nourriture, composée des aliments que nous ingérons, mais aussi les émotions et les pensées qui nous traversent.
Quand notre estomac est mécontent, il peut le manifester par une sensibilité douloureuse, des brûlures, des ballonnements, un reflux acide, des rots, des vomissements, une perte d’appétit, une mauvaise haleine, de la fatigue, voire une perte de poids anormale.
Notre estomac digère aussi notre stress…
On sait que le stress psychologique joue un grand rôle dans notre capacité à digérer les événements de toute sorte.
Un peu de stress nous stimule, mais il doit être suivi de périodes de tranquillité pour que notre organisme récupère.
Trop, c’est trop !
De manière générale, disons-le tout de go, quitte à déplaire à notre gourmandise, notre estomac n’aime pas ce qui est « trop » : trop de nourriture, trop gras, trop épicé, trop acide, trop froid, trop chaud…
Les frites, oui, pourquoi pas de temps en temps, mais pas trop, ni en quantité ni souvent.
Entraînons-nous à résister au plat de frites avec stoïcisme !
Par ailleurs, j’ai dressé une petite liste des produits qui ne sont pas les amis de notre estomac : pas de bol, ce sont souvent des produits addictifs :
– l’alcool ;
– les excitants tels que café, thé et sodas (le coca-cola doit être consommé de façon exceptionnelle car il contient de l’acide phosphorique très corrosif) ;
– le sucre en trop grande quantité (gâteaux, confiserie, bonbons, chocolat, sauf le très bon chocolat bien sûr et avec modération) ;
– les édulcorants (aspartame des boissons « light » et « zéro »…) ;
– l’aspirine et les anti-inflammatoires type ibuprofène ;
– le tabac ;
– les céréales riches en gluten (bye bye les viennoiseries et autres pâtes classiques !) ;
– le lactose des fromages à pâte molle (ciao camembert !) ;
– trop de fruits riches en fructose comme le raisin, la banane, la poire, les cerises… Ouf, je m’arrête là.
L’eau chaude pendant les repas, amie de notre estomac
Notre estomac et notre rate participent de concert à notre digestion. Ces deux-là aiment les repas légers pris dans le calme, et une bonne hydratation avec de l’eau chaude lors du repas : tisane ou eau chaude seule. L’eau pétillante à température ambiante peut aussi aider à la digestion.
Attention à l’eau glacée, pourtant bien agréable l’été. Nos amis estomac et rate détestent le froid associé à l’humidité.
Une exception : un petit sorbet en fin de repas, surtout l’été, peut aider à la digestion, mais ce n’est pas le cas avec les crèmes glacées. Mince, moi qui adore la glace au caramel salé et celle au sésame noir !
Entre les repas, varier la température et s’accorder de temps en temps une boisson bien fraîche ne fait pas de mal.
En cas d’addiction…
Comme toujours, l’observation est une clé importante. Elle est aussi une aide essentielle pour se détacher de ses addictions.
On peut apprendre à différer un besoin pulsionnel de tel ou tel aliment, pour petit à petit en être plus libre.
Par exemple, si je suis accro au café, au moment où je sens l’envie pressante d’un café, je peux attendre un peu… entre 3 et 10 minutes, avant de m’offrir ce café.
De cette façon, le système émotionnel n’est pas brimé et peut « supporter » l’attente, alors que si je m’interdis brutalement mes tasses de café habituelles, je risque de ne pas tenir le coup bien longtemps, et le retour de bâton sera coriace : je vais repartir de plus belle dans mon addiction.
Il y a même des chances pour que 10 minutes plus tard, mon envie brûlante de café soit passée… jusqu’à la fois suivante, mais à la longue, en répétant l’expérience, je vais quand même très certainement réussir à ralentir et diminuer ma (sur)consommation de café.
Conclusion
Nous pouvons dire que nous avons tout intérêt à accorder de l’attention à notre estomac pour mieux le connaître et prendre soin de lui, en nous octroyant des plaisirs savourés en pleine conscience de temps à autre, il nous le rendra avec un regain d’énergie.
Caroline Jeannoutot, septembre 2024






